Un monde fantastique où des clans d'animaux s'affrontent.Incarnez un de ces animaux de ce monde merveilleux.
 
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 De la neige... - Libre

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Angelis
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MessageSujet: De la neige... - Libre   Ven 8 Juin - 12:14

    « Trois pas de plus vers l'Enfer. »

    • Comme une très lente agonie, comme un poison vicieux, la haine coulait dans les veines de Kathril au rythme des battements de son cœur. Une haine si intense qu'elle en venait à se haïr elle même en plus de tout le reste. Ainsi, elle était venue d'elle-même s'égarer à Kurakan dans le but de se purger un peu aussi bien physiquement que mentalement et de chasser ses idées les plus noires du fond de son esprit. Elle avait froid, pour ne pas dire qu'elle était complètement frigorifiée. Elle ne savait plus depuis quand elle était là, la notion du temps s'égarait elle aussi dans cet enfer de neige immaculée... La louve borgne ne s'accorda aucune pause mais plus les minutes -ou les secondes?- passaient et plus l'idée était tentante. Le blizzard mordant de cette zone-ci ne laissait aucun répit à tous ceux qui osaient s'aventurer en son sein, Kathril le goûtait d'elle même à présent, le froid brûlant de la neige lui meurtrissait les pattes et le vent lui givrait les os. Même son pelage garnit ne lui garantissait pas une assez bonne couverture pour braver la tempête, la température autour d'elle était bien basse et à ce rythme, si elle ne s'abritait pas avant la tombée de la nuit, elle se transformerait en stalagmite.

    Oui, la louve blanche avait beau être une vraie saleté, elle n'en possédait pas moins deux grammes d'intelligence, elle n'avait pas envie de mourir bêtement ici. Alors elle se mit en quête d'un abri, une souche, une voûte, une grotte, un terrier, n'importe quoi qui la couvrirait temporairement et la protégerait du souffle givré du vent hivernal qui n'avait de cesse de la tourmenter. Et bien que jusqu'ici elle avait gardé un calme de statuette de marbre, il arrive un moment où même les nerfs les moins solides cèdent de manière prévisible. Et c'est ce qui arrivait à Kathril pile à ce moment là.
    Elle inhala accidentellement un flocon de neige vagabond et éternua bruyamment. Ce flocon de neige fut l'élément déclencheur de la suite de sa journée déjà pas très belle en soi...
    Campée sur ses pattes, la louve pâle cracha à haute-voix un véritable déluge d'insultes impossibles à retranscrire à l'écrit. Tout commençait à peine mais s'en était déjà trop.
    Sa truffe était humide et complètement engourdie par le froid, en plus elle lui faisait mal quand elle inspirait l'air frais de Kurakan. Plus elle y pensait et plus elle trouvait qu'il lui allait bien son nom « l'Enfer blanc ».
    Songeuse, elle déversa une autre averse de grossièretés et reprit son exploration en pestant contre le froid et contre celui ou celle qui l'avait inventé.

    Kathril était l'incarnation même de tout ce qu'il ne fallait pas être quand on vit en communauté, ce qui expliquait probablement sa présence ici. Elle était venue de son propre chef et le regrettait de son propre chef. La louve fixait de son œil unique un point dans le vide, puis elle se calma... Un soupir s'échappa de sa gueule sous forme d'un petit nuage condensé qui s'éleva devant elle et disparut. Un coup de vent plus espiègle que les autres lui souffla dans le dos et renversa sur ses yeux la totalité de ce qui devait bien être appelé son « imposante crinière ». Si Kathril avait été une lionne, elle aurait sûrement rugit ; elle ne reviendrait pas ici de sitôt ! Elle promena une nouvelle fois son regard sur le paysage, le blizzard commençait à se calmer et d'ici peu de temps tout serait de nouveau faussement accueillant. La louve pâle frissonna et reprit sa marche d'un pas lent et traînard, finalement elle resterait peut-être encore un peu, personne n'était assez fou pour venir s'aventurer par ici par un temps pareil. Enfin, personne à part elle. Du moins, la femelle le supposait...

    C'était l'endroit idéal pour comploter à l'abri des regards indiscrets...

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MessageSujet: Re: De la neige... - Libre   Sam 9 Juin - 12:16

C’était une sensation étrange…
Alexiel était sur d’une étendue d’eau infinie, méditant les yeux fermés. Pas le moindre zéphyr, pas le moindre courant, l’eau était le miroir parfait du ciel bleu et clair par lequel passait ici et là quelques nuages blancs. Paradis ou enfer, qu’importe ! La notion même d’univers était impossible puisqu’il n’existait pas. Le ciel se couvrit de nuages gris. Il était tout, semblable à un dieu ; il se sentait immense, autant que pouvait l’être l’eau pure sous ses pattes.
Une seconde respiration à la sienne se fit entendre. Le parjure ouvrit les yeux et elle était là, aux portes de la mort : l’inspiration bruyante et saccadée, la vie brûlant chacune de ses veines comme une torture invisible, la mort insufflée par son souffle glaciale, sa chaire était meurtrie et son regard livide et aussi embrumé que celui d’un aveugle. Son pelage était un dégradé pareil aux feuilles mortes d’automne. Elle leva une patte pour tenter d’avancer mais s’effondra. Un détail était troublant : La louve n’avait pas de reflet, à la place de son image se trouvait un arbre retourné, sur la fin de saison car les fruits dorés comparables à des pommes commençaient à pourrir. Alexiel se mit à courir vers elle pour l’aider. L’eau pure se troubla dans sa course.
Le monde sembla s’inverser, le reflet devint réalité et Alexiel perdit pied, chuta dans l’immensité océanique du ciel avant qu’il ne puisse atteindre la louve. Il passa au travers des nuages et vit la terre venir à sa rencontre. L’air se frottait contre lui comme pour essayer de le retenir mais la vitesse augmentait aussi vite que le long fleuve du temps s’écoulait. Le ciel maintenant orageux prit des nuances pourpres et noires. Le sol se rapprochait. La paix qui l’avait envahit plus tôt fut balayée par la peur, sa mort était proche, imminente. La terre était marquée de glyphes qui semblaient la recouvrir et, au centre de l’un d'eux, mourrait l’arbre aux fruits dorés. La planète entière vint à sa rencontre, se rapprocha à toute vitesse. Il s’écrasa

Alex se réveilla en sursaut avec un étrange sentiment au cœur, un cœur qu’il cru s’être arrêté l’espace de secondes bien trop longues à son goût. Il s’étira longuement et s’exclama :
-J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans !
L’ascète se trouvait dans une structure en « briques » de glace formant une coupole. Sur le sol recouvert d'une fine couche de neige, les symboles de son rêve, tracés par lui avec soin avant de ne tomber dans les bras de Morphée. Il s’agissait d’une sorte de carte qu’il paraissait comprendre sans aucun problème. Ce qui était difficile à concevoir, c’était que la « carte » se déplaçait légèrement sur le sol en suivant un très faible mouvement circulaire, presque indiscernable.
Quelle idée de venir ici, il le regrettait presque. Passant un « couloir » d’un peu plus d’un mètre ou deux menant au dehors, le loup blanc pensa qu’il se confondrait parfaitement avec le paysage, si ce n’étaient que ces mèches noires devaient être parfaitement visibles. Mais qui parviendrait à ne serait-ce que l’apercevoir dans cette tempête ? Les cristaux blancs s’abattaient sur le monde entier, du moins cette partie. Froids, avec toute la perfidie possible, ils étaient petits et s’engouffraient dans les moindres recoins, vous gênant tels des parasites ou de la poussière. Jetant un regard derrière-lui, il se dit que l’effort déployé pour la construction de l’abri et la carte devait avoir surpassé ses attentes mais il était satisfait de son travail et était en pleine forme. Paradoxalement, la glace faisait un excellent isolent et retenait la chaleur mais ne pouvait pas fondre à cause du froid extérieur. L’igloo devait bien faire entre quatre six mètres de diamètre pour une hauteur culminante à trois mètres j’aurais pu le faire plus haut…
-Comment peut-on vivre dans un endroit pareil ? Je plains les meutes du nord.
Il détourna le regard et s’en retourna, rentrant pour éviter de rester dans le courant d’air glacé. Il supportait bien les basses températures mais il connaissait ses limites.
Malgré tout, Alex fut déçut : la carte n’indiqua rien de nouveau, comme s’il tournait autour de ce qu’il cherchait ou venait de passer par dessus. Il s’arrêta et s’assit face aux symboles. Sans prévenir, ils s’étendirent sur toute la surface du sol et même les parois de l’igloo furent prises d’assaut jusqu’à ce que le dôme de glace devienne une immense mappemonde d’un style artistique fin et détaillée. La neige sous ses pattes s’évapora et se condensa immédiatement. Les nuages se placèrent de sorte à reproduire fidèlement les évènements météorologiques de part le monde. Island était une ile immense, presque aussi grande que le continent d’Océania. Les montagnes titanesques autour de Kurakan piégeaient les nuages. L’endroit se trouve près de la mer par où passe des courants marins froids influençant la surface mais également près d’un courant aérien chaud venant Akarui, les terres de lumière au sud. Aussi, avec sa position géographique, on comprend tout de suite pourquoi l’endroit est continuellement accablé de tempêtes de neiges. Aussi puissant que se sentait Alexiel- sans doute à cause du rêve- il ne pouvait pas changer la météo, les forces de la nature qui en sont la cause étant bien au-delà de tout pouvoir concevable.
-Où te caches-tu ?
Il passa toute l’ile au peigne fin, encore. Prenant en compte toutes les éventualités, Alex se perdit dans ses pensées si bien que des heures passèrent.
-Il ne me manque plus que toi et tu restes introuvable même après dix années de recherches.
Et la dernière fut sans doute la plus intensive car le temps, cet esprit malin, semblait fuir de plus en plus vite. Mais elle est sur cette ile, la solution à tous ses problèmes. Alexiel écarta d’un geste brusque la mèche qui tombait sur son œil et observa « l’ile » avec toute son attention, et ce qu’il vit était fort déplaisant.
-Ca ne va pas ! cria-t-il. La glace se fendit. Voilà que maintenant, il se trouve de l’autre côté, mais qu’est-ce que c’est que ce pays ?!
Alex ne pouvait pas réfléchir clairement avec les nerfs en boule. Il sorti de l’igloo et se mit à marcher quelques minutes.
Au moins ici on est tranquille

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MessageSujet: Re: De la neige... - Libre   Mar 19 Juin - 12:54

    « Il n'y a pas de piment sans un gramme de folie dans une vie. »

    • Le vent soufflait toujours sur l'Enfer Blanc qu'était Kurakan. Mais un peu moins violemment à présent, bien que le froid se faisait toujours aussi mordant. Et le climat n'arrangeait en rien le tempérament déjà explosif de la louve blanche aux zébrures sans pareilles. Le point positif c'est qu'ici elle ne tomberait pas sur un moulin à parole débordant de joie de vivre comme ceux que l'on pouvait parfois croiser en terres accueillantes. Du moins, elle l'espérait.
    A cause de la neige qui lui était tombée dessus comme une déferlante de flocons surgelés tombés d'un congélateur quelques instants plus tôt, son pelage s'était humidifié et le vent froid lui cinglait littéralement (ou presque ) le corps et (sûrement) l'esprit. Sa progression à travers les plaines recouvertes du blanc manteau de neige qui faisait la réputation des lieux se faisait bien plus lente à présent, c'était épuisant comme situation. Elle éternua à nouveau. Frôlant la crise de nerfs elle frappa sans raison le sol d'un méchant coup de patte. Satanée neige !
    Ce n'est qu'au bout d'un petit moment que ses pas finirent par la mener jusqu'à un mur un peu voûté pouvant servir de bouclier contre le vent... Pour dépanner disons, parce que ladite voûte était assez étroite et pas assez creusée au goût de Kathril. Mais elle n'avait pas le choix donc elle ferait avec.

    En moins de temps qu'il n'en faut pour dire « ouf » la louve blanche avait atteint son objectif et s'était couchée et recroquevillée sur elle même pour se tenir chaud. Ce qui n'était pas une mince affaire quand on était trempé jusqu'aux os à cause de la neige fondue. Elle frissonna et enfoui du mieux qu'elle put sa truffe dans l'épaisse fourrure qui garnissait ses côtes. Elle voulut s'endormir mais rejeta bien vite cette pensé, quand on s'endormait ici, on ne se réveillait pas toujours. Elle maugréa quelque chose pour exprimer son mécontentement. Chose que le vent emporta comme si elle n'avait jamais rien dit. Puis elle demeura immobile en attendant de se réchauffer un peu. Elle fixait le paysage qui s'étendait devant elle d'un œil morose, comme elle le soupçonnait le temps s'était calmé, et d'ici peu de temps elle pourrait reprendre sa route pour retourner râler en toute quiétude en des terres moins hostiles. Elle avait rarement connu temps pareil si elle se fiait à ses souvenirs. Mais il fallait bien un début à tout...

    « Misère... » soupira-t-elle.

    Kathril avait perdu toute notion du temps depuis qu'elle errait ici, donc elle n'avait pas la moindre idée du temps qu'elle avait passé à attendre dans sa cachette ridicule. Peut-être une heure, peut-être vingt minutes, peut-être plus ? Elle ne tarda pas à retrouver son humeur habituelle, et avec elle une envie terrible de se lever et de partir. Et c'est ce qu'elle fit.
    En se levant elle eut tout de même quelques difficultés, sa précédente position rappelait à son corps à quel point il était malavisé de rester à long terme enroulée soi même. Un os craqua, elle s'étendit et soupira d'aise, à présent la louve se sentait beaucoup mieux. Le seul problème était que son excursion était un total échec et absolument sans le moindre intérêt, Kathril avait perdu ici un temps précieux.

    Après quelques secondes passées à attendre quelque chose qui ne vint jamais, immobile comme un bonhomme de neige, la louve se décida enfin à reprendre sa route. A présent la météo était un peu plus clémente et les nuages se dispersaient, le soleil commençait à repointer ses faibles rayons sur le monde. La blanche hasarda ses pas dans diverses directions et au bout d'un certain temps son ventre la rappela à l'ordre tandis qu'elle approchait d'une zone un peu moins découverte. Elle grimaça de mécontentement et promena son regard sur les environs. Pour l'instant à part le petit bémol causé par la faim tout allait bien. Jusqu'à ce qu'une petite tache noire dans le décor attire son attention. Elle plissa légèrement les yeux et s'approcha de quelques pas. Et se stoppa net. Elle n'était visiblement plus seule ici. Une aubaine quelque part après le temps qu'elle avait passé à traîner seule sur pareil territoire. Elle se tapit derrière un monticule de neige et se mit à fixer l'inconnu d'un œil mauvais, elle hésitait à partir ou à rester pour savoir s'il savait comment sortir d'ici... Parce que oui ; elle était bel et bien perdue dans ce désert de neige. Nul ne sait comment mais le fait était là.
    Et elle n'irait certainement pas lui demander son aide, plutôt rester ici à geler sur place. Non, son plan était bien simple, il ne l'avait pas remarquée pour l'instant, alors elle le suivrait de loin.

    « Aller... »

    La louve étouffa un petit ricanement forcé qui n'avait aucun lieu d'être. Contre toute attente, l'inconnu venait d'embellir sa journée.

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MessageSujet: Re: De la neige... - Libre   Mer 20 Juin - 21:13

Alexiel revint de sa petite balade. Il avait suffisamment flâné pour aujourd’hui, il était temps de reprendre la route. Il venant de rendre compte que l’air un peu frais de cet endroit pourrait bien finir par le tuer dans son sommeil. Alex soupira, ou au moins ça ressemblait vaguement à un soupir :
-HAaaaAAAN ! Ce pays m’ennuie.
Il faudrait bientôt plier bagage. Sur cette idée, le refuge apparu un peu plus loin. Le temps se calmait et les nuages s’ouvraient sur un ciel presque bleu. L’igloo…était vraiment très peu esthétique. Mais c’est peut-être cet igloo qui lui avait sauvé la vie. Il y avait très peu de proies ici et elles ne venaient pas forcément à votre rencontre. Arrivé à l’abri, il remarqua des traces de pas dans la neige qui en sortaient mais, mis à part ses affaires, l’endroit était vide. Aussi, ça sentait le chien mouillé.
-O-K…
Ce dernier détail réveilla sa paranoïa et Alexiel utilisa son pouvoir dans l’igloo, regardant dans toutes les directions. Il senti une présence légère et son œil indiquait quelque chose de trouble mais il n’y avait rien, concrètement. C’était sans doute un animale cherchant refuge. En tout cas, ca expliquerait pourquoi il ne l’avait pas vu : les animaux devaient avoir un pelage blanc qui leur permettait de se camoufler. Déçu, il rassembla ses affaires, toujours un peu méfiant. L’odeur n’était pas celle d’un animal, mais bien celle d’un loup.
-Qui serait assez fou pour venir ici ?! Ha, c’est vrai…
Un instant de réflexion et il pensa soudain à quelqu’un qu’il connaissait assez bien. C’était une erreur que de venir ici et l’autre devait être aussi stupide que lui ! La carte était toujours là. D’après elle, et heureusement, il pourrait facilement repartir par un petit col dans la montagne, juste au nord de son actuelle position. Il devait se dépêcher avant que la neige ne retombe. Sortir d’ici et trouver de quoi manger était sa priorité, la chose qui se tapissait dehors ne l’était pas et il n’avait pas assez de forces pour tenter de se battre ou quoi que ce soit. Alex effaça les runes de la carte au sol et elle disparu. En voyant les dessins disparaitre, une idée vint à l’esprit d’Alexiel. Mais bon, une idée stupide qu’il pensait abandonné aussi vite qu’elle lui était venue. Vraiment, c’est presque rabaissant comme idée…
Passant difficilement la lanière du sac autour de lui, il finit par être prêt à délaisser ce désert blanc maudit et abandonné, ou presque. Il passa la pseudo-entrée et affirma sur un ton ironique :
-Tien, il fait frisquet aujourd’hui !
Il se moquait de tout Kurakan et, par l’enfer, il le haïssait ! Une perte de temps, c’est tout ce que c’était. je me demande comment il va faire pour me suivre « sans que je ne le vois » Son foulard vert volait un peu ridiculement au vent qui dérangeait un peu trop sa mèche. Il pourrait l’arrêter s’il le voulait…Il suffirait de se concentrer un peu…
Avec le peu de force qu’il lui restait, Alexiel fit taire le vent et quand il cru être satisfait, une douleur terrible traversa tout son corps. Alex s’écroula au sol, se recroquevilla sur lui-même. La douleur ne s’arrêtait pas, Il devait avoir dépassé ses limites ! Il agonisait pitoyablement au sol, se tordant de douleur dans la neige froide. Lui, il avait chaud, vraiment très chaud et la neige ne sembla pas trop le supporter car elle se mit à fondre.

Alexiel essaya d’ouvrir la gueule pour appeler à l’aide, mais aucun son ne sorti

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MessageSujet: Re: De la neige... - Libre   Jeu 21 Juin - 20:37

    « Esprit solidaire ? Et puis quoi encore ? »

    • Kathril se préoccupait tellement peu de son environnement en vérité, que précédemment elle n'avait même pas remarqué que l'abri de fortune de lequel elle avait temporairement perdu du temps à vainement tenter de se reposer était normalement occupé par quelqu'un d'autre. Elle était bien loin d'y penser actuellement, toute son attention étant reportée sur l'inconnu qui se tenait à quelques mètres d'elle. Toujours vilement planquée derrière son tas de neige minuscule, elle observait et attendait -pas le plus patiemment du monde- que quelque chose se produise. En attendant tout semblait figé, comme si en plus de lâchement se défiler, le temps avait décidé d'aller au ralentis. Les deux en même temps en plus. L'inconnu sembla faire quelque chose et d'un seul coup d'un seul la météo sembla se calmer aussi brusquement qu'elle s'était emballée, et le vent cessa de souffler. Ne ressentant plus la morsure du vent contre son corps, la louve risqua une œillade méfiante sur les environs, qu'est-ce qu'il s'était passé ? Cela n'avait rien de très naturel, ça puait la magie à pleine truffe. Kathril frissonna et quand son regard se posa de nouveau sur l'étrange individu aperçu un peu plus tôt, il gisait littéralement à terre. Est-ce que ça avait un lien ? Peu d'importance dans le fond. Le loup au sol semblait assez mal en point. Malus considérable pour la louve, parce que s'il mourrait maintenant, elle ne pourrait logiquement pas le suivre pour quitter Kurakan. Se débrouiller seule ne la dérangeait pas, au contraire ! Mais dans l'actuelle situation, elle préférait de loin opter pour la solution de la facilité, et là, elle était en train de lui glisser entre les pattes sa précieuse solution.

    A l'idée qu'il lui faudrait griller sa couverture -sans doute déjà grillée- pour porter secours à son hypothétique camarade d'infortune, elle eu un violent haut le cœur. En vérité elle n'hésita pas bien longtemps, même si son corps faisait exactement le contraire de ce que voulait sa tête, à savoir, elle sortait de sa cachette et traînait la patte avec toute la mauvaise foi du monde vers la silhouette agonisante. Kathril n'avait pas besoin de se montrer prudente, alors elle ne chercha pas à approcher de manière mesurée, calculée ou délicate, non, elle fonça dans le tas.
    Une fois arrivée suffisamment près de son congénère pour pouvoir mieux le discerner, elle nota que la neige autour de lui avait fondu. Par conclusion trop s'approcher pourrait s'avérer être la plus mauvaise idée qu'elle ait eu depuis le début de son séjour sur ces maudites terres blanches. Mais dans pareilles circonstances avait-elle bien le choix ? Elle essaya de s'approcher un peu plus en gardant toutefois une certaine distance avec le loup au sol et elle se servit de sa patte pour lui envoyer une petite giclée de neige sur la truffe. Pour voir si la surchauffe de l'inconnu était toujours d'actualité.

    Les réactions de la louve mi-zebrée s'enchaînèrent. Elle dévisagea le loup d'un œil pas moins mauvais que lors de ses précédentes observations, puis elle esquissa une odieuse grimace qui aurait pu passer pour un sourire si elle n'y avait pas mit autant de mauvaise volonté. Enfin, elle se décida à faire raisonner le timbre rauque et étrangement grinçant de sa voix qui n'avait absolument rien de charmant.

    « Hep. T'es coincé ici toi aussi ? Tu connais le chemin de retour ? »

    Qui a dit qu'elle prendrait des baguettes ? Mourant ou pas mourant, l'honnêteté était une qualité. Supposant que la réponse de l'inconnu serait un « oui », elle n'attendit pas cette dernière et enchaîna sur un ton de conversation de moins en moins sympathique en le fixant toujours de son œil unique. Elle ne pouvait pas être sympa et en plus faire tout ce qu'elle haïssait, n'est-ce pas ? Admettre son égarement était déjà bien assez lourd comme cela, elle ne ressentait pas le besoin de se rabaisser davantage en étant « sympathique ». Même pour de faux.

    « Debout. Tu vas quand même pas te laisser démolir par ce coin pourri mon vieux ? »

    Là elle se fendit de nouveau d'un sourire, mais cette fois-ci il était plus concluant et anormalement rayonnant.

    « A moins que si ? »

    Si elle se donnait autant de liberté et qu'elle se permettait de l'encourager -à sa façon soit, mais tout de même- c'est parce qu'elle n'avait sentit sur lui aucune odeur de clan ennemi. Dans le cas contraire elle se serait fait une joie de l'achever pour mettre un terme à ses souffrances.
    Elle espérait juste que lesdites souffrances n'allaient pas trop durer et qu'il allait vite se relever et s'en remettre. C'est pas qu'elle s'inquiétait pour son pseudo-nouveau guide, mais il faisait froid ici, quand même...

    Notons que durant toutes ces explications, il ne s'était passé que très peu de temps en vérité.

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MessageSujet: Re: De la neige... - Libre   Dim 24 Juin - 1:18

(maintenant que je me relis, je me rends compte que c’est franchement pas inventif tout ça, je crois que c’est à cause de la musique que j’écoutais X) )

Des bruits de pas dans la neige se firent très légèrement entendre. Les traits d’une louve acariâtre se dévoilèrent. Comme prévu, sa robe lui permettait assez bien de se fondre dans le décor sans éveillez le moindre soupçon et le fait qu’elle ait l’air affaiblie –à moins que ce ne soit qu’une impression – expliquait pourquoi son œil ne l’avait pas clairement vue. Alexiel avait une irrésistible envie de rire. Heureusement, il transformât facilement son large sourire en un rictus de douleur.
La louve ne semblait pas pressée de l’aider et Alex imagina en un instant tout les très de caractères qu’elle pouvait encore cacher et donc, ses réactions et la suite des évènements. Alex continua à se tordre soit-disant« de douleur ». La nouvelle arrivée semblait elle aussi l’observée sous toutes les coutures. Elle n’était pas stupide, ou avait un instinct toutes épreuves car elle se méfiait de la neige fondue ce qui ennuyait fortement le loup blanc pour ce qu’il avait prévu. Puis, les traits de son visage se tirèrent jusqu’à ce qu’elle montre les crocs.Ho non, vivre en ayant faim dans cet enfer à du rendre les loups fous et cannibales. Elle veut sans doute me dévorer ! Pourquoi je tombe toujours sur des gens pas nets ?! Mais la louve ne fit aucun mouvement hostile, sauf si on prend en compte son…sourire Kyrie, pourvu quelle ne fasse plus jamais une chose pareille !!!. Descendons plus loin dans l’horreur : elle parlait. Mais elle parlait d’une voit si vibrante et basse, pour ne pas dire rauque, que ca ressemblait à…Non, ça ne ressemble à rien de ce qu’Alexiel connaissait. C’était rauque, sombre et moche, oublions la comparaison plus douteuse que la louve elle-même.
Cette, heu, créature pour rester courtois, enchainait les sourires et autres réactions faciales- si c’était bien son visage- plus étranges les unes que les autres. À moins qu’elle ne lui faisait la grimace ? Il n’arrivait pas à se décider mais s’imaginait bien le pseudo-état –un peu exagéré – dans lequel elle devait le voir. Il devait paraitre pitoyable.
- Hep. T'es coincé ici toi aussi ? Tu connais le chemin de retour ?
Ave Maria ! Menschen noch so grausam sind! Cruelle, oui. Mais franche et directe il devait le lui reconnaitre. Et en temps de guerre c’étaient de véritables qualités. Peut-être qu’Alex venait en réalité de trouver la première et unique louve sensée d’Island, contrairement à beaucoup d’utopistes, pacifistes, faibles et autres idiots inutiles et/ou incapables qui parcours l’ile dans son entièreté, malheureusement.
En tout cas, ça avait –presque– marché. Une idée abaissante et stupide, mais une idée qui, contre toute attente, fonctionnait encore ! La seule lézarde était sa méfiance pour la neige fondue, faute de quoi il l’aurait tout simplement gelée sur place. La comédie pouvait cessée, sa curiosité était satisfaite.
- Debout. Tu vas quand même pas te laisser démolir par ce coin pourri mon vieux ? À moins que si ?
Sur ses mots, la louve se remit à sourire, à moins qu’elle ne lui fasse la grimace ? Ho non, pas encore ça ! Il semblait qu’elle avait apparemment besoin de lui, sinon elle ne serait déjà plus là. Le vent arrêté pour un petit moment et sa crise de paranoïa calmée, Alexiel sentait un poids en moins sur ses frêles épaules. Mais ce petit tour avec le vent lui avait couté cher et saper beaucoup de ses forces. Le loup ne pouvait plus se retenir et ria de manière plutôt sardonique pour finir par avouer :
-Ho non, cet enfer ne m’aura pas. Toi en revanche, ce n’est pas ton cas ! Je suis un peu déçu, ça a été trop facile. Il se releva fébrilement mais tint le coup. Tu aurais du directement venir me voir, ça m’aurait évité de faire une crise de paranoïa -car c’est bien toi qui a dormi « chez moi »- et faire tout ce cinéma pour si peu. Disons-le franchement : ici tu n’es pas grand-chose. Mais aussi étrange que tu sois, je préfère te savoir à mes côtés que dans mon dos. Et Je sais par où sortir.
Alexiel remarqua qu’elle était borgne mais évita de la fixée, ça pouvait gêner et il savait ce que ça faisait. Une blessure de guerre? De toute façon, qu’elle soit borgne ou non, quelle importance...
-Il fait un peu frais, alors je propose qu’on parte sur le champ. J’ai plus envie de me retrouver des jours coincé ici pour rien, ni pour toi d’ailleurs. Il y a vraiment que des fous pour vivre ici.
Alexiel se rendit alors compte de ce qu’il venait de dire et jeta un regard vif sur la louve pour anticiper la moindre réaction. Bah, après tout, ce n’est pas comme si elle allait le ménager !
Ni prêtant plus trop attention, il commença à marcher en direction du nord. Cette journée promettait d’être un peu plus amusante qu’à l’accoutumé. Au moins, Alexiel avait retrouvé son sourire inoffensif habituel, il se sentait mieux, même si faible. Il pourrait marcher jusqu’à la sortie au Nord mais devra faire une pause par après. La louve le quitter alors sans hésitation, une fois dehors.
-Tiens…Je me demandais : qu’est-ce que tu es venue faire ici à par te perdre ? Ne m’inventes rien de trop stupide, je risquerais de le croire !

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Angelis
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MessageSujet: Re: De la neige... - Libre   Ven 29 Juin - 9:36

    « 'Bons' camarades. »

    • Charmant tableau que celui-ci, une louve au pelage pâle se tenant debout et raide comme un tronc d'arbre récemment foudroyé face à un loup pas moins pâle -si on omettait sa mèche d'un noir d'ébène et son écharpe verte- couché au sol, et qui avait l'air de souffrir. Et le tout, sur paysage de neige. Il est dit que le blanc est la couleur (teinte en vérité) la plus pure qui soit, or la louve était loin de l'être, cette maudite neige de Kurakan non plus, quant à l'inconnu... Va savoir ?
    Après les dernières paroles de Kathril le loup au sol se mit brusquement à rire. Et ça n'avait pas l'air d'être un rire de joie. C'était bien, elle n'était pas tombée sur une mauviette. Elle n'était pas contre un peu de changement dans sa sinistre vie, bien au contraire.
    De plus, le fait qu'il ait encore assez de force pour soutirer un rire de diablotin à ses cordes vocales prouvait qu'il devait aller un peu mieux et qu'il n'était pas aux portes de l'agonie.
    Merveilleuse nouvelle !
    Et en plus il trouva la force de répondre aux chaleureuses salutations de notre mégère blanche. Parti sur cette lancée, d'ici quelques instants ils pourraient peut-être se mettre en route. *Enfin... Ce n'est pas trop tôt.*

    « Ho non, cet enfer ne m’aura pas. Toi en revanche, ce n’est pas ton cas ! Je suis un peu déçu, ça a été trop facile. Il marqua une pause le temps de se relever. Tu aurais du directement venir me voir, ça m’aurait évité de faire une crise de paranoïa -car c’est bien toi qui a dormi « chez moi »- et faire tout ce cinéma pour si peu. Disons-le franchement : ici tu n’es pas grand-chose. Mais aussi étrange que tu sois, je préfère te savoir à mes côtés que dans mon dos. Et Je sais par où sortir. »

    Kurakan semblait ne pas l'avoir épargné lui non plus, bien qu'il s'évertuait à confirmer le contraire. *Il t'aura pas... A condition qu'on bouge !* Kathril écoutait patiemment mais la seule idée qui lui tournait dans la tête, c'était de mettre les voiles le plus rapidement possible. Elle passa sous silence d'éventuels commentaires en ce qui concernait son « squat » de l'abri du loup à crinière bicolore. Fallait bien vivre. Mais à la réflexion, elle partageait -non sans une certaine réticence- le point de vue de l'inconnu en ce qui concernait leur deux présences ici ; mieux valait le savoir à ses côtés que dans son dos. Trouver un loup vivant ici relevait du coup de chance, mais un loup sensé, c'était inespéré !

    « Il fait un peu frais, alors je propose qu’on parte sur le champ. J’ai plus envie de me retrouver des jours coincé ici pour rien, ni pour toi d’ailleurs. Il y a vraiment que des fous pour vivre ici. »

    Il marquait encore un point. D'ailleurs il jeta un regard vif sur la louve, comme pour anticiper une réaction... Réaction qui ne vint pas, à la place la teigne lui adressa un autre de ses sourires venimeux. Puis il fit quelques pas vers une direction qui pourrait être n'importe laquelle en vérité, mais il semblait savoir où il allait, à la bonne heure. Kathril le suivit du regard et lui emboîta le pas, avec la joie de vivre d'une vieille touffe d'herbe calcinée. Comme pour lancer la conversation, l'inconnu lui adressa une nouvelle fois la parole, il semblait aller mieux. Au moins avec un peu de chance il ne lui claquerait effectivement pas dans les pattes en plein cours de route. Perspective plutôt réjouissante en soi, du moins, pour l'instant.

    « Tiens…Je me demandais : qu’est-ce que tu es venue faire ici à par te perdre ? Ne m’inventes rien de trop stupide, je risquerais de le croire ! »

    Ah on y venait ! Le temps des questions après le temps de la trêve. A ces mots Kathril eut un rire amer. Elle rétorqua sur le ton le plus « doux » possible, le temps n'avait pas gâté sa voix bien qu'elle ne soit pas très très vieille.

    « Je te cherchais. »

    Information totalement fausse, bien évidemment. Mais quitte à devoir supporter la présence de son congénère autant jouer un peu avec ses nerfs, elle n'y perdrait rien aux changes. D'autant qu'il avait l'air d'être tout aussi disposé à ne pas la ménager. Elle laissa volontairement un temps de réflexion à son compagnon d'infortune, et ce délai passé elle finit par répondre en toute franchise.

    « Je fuyais la vie de groupe. Pourquoi s'incommoder d'idiots quand on peut se suffire à soi-même ? Elle grimaça. Ou essayer de se suffire à soi-même... Elle marqua une courte pause et continua en marmonnant. Crois moi, en d'autres circonstances notre rencontre n'aurait jamais eu lieu. Et toi ? Qu'es-tu venu fabriquer ici à part te vautrer sur le sol comme un asticot mal-content ? »

    Elle haussa un sourcil à cette question. Kathril était une louve admirable, elle savait garder son amabilité de planche pourrie en toutes circonstances, c'était satisfait ou remboursé.
    Elle suivait toujours son nouvel « ami » en le gardant à l’œil, elle examinait distraitement ses éventuelles réactions. Quelle jolie promenade que promettait d'être celle-ci. Avec tout ça elle en oublia presque que la morsure de la neige lui meurtrissait les pattes.


[Tu trouves que tu as manqué de créativité ? Pourtant je me suis bien amusée à la lecture =P]

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MessageSujet: Re: De la neige... - Libre   Sam 14 Juil - 18:37

(Dieu merci, j'ai internet Poté vraiment désolé, 14 jours d'attente quant même! Sad )



Après un échange de parole à sens unique, Alexiel se mit en route vers le nord avec pour seule réponse des sourires qui manquèrent à le foudroyer sur place. De tels sourires forcés…étrangement ç l’intriguait et le loup s’évertua à émettre un premier profil psychologique. Je réfléchis trop ces temps-ci
Quelque chose rongeait la louve de l’intérieur. C’est un mal qu’Alexiel ne connaissait que trop bien. Malheureusement, il n’en connaissait pas le remède et ne pouvait pas lui venir en aide, il na savait même pas comment faire pour ne serait-ce que la soutenir, partager et comprendre sa douleur même en silence.
Évidemment tout ça n’était que de vulgaires suppositions. Dans une certaine limite, on aurait pu dire que le loup jugeait sur les apparences même s’il ne se limitait pas qu’à si peu.
[color=cyan]- Tiens…Je me demandais : qu’est-ce que tu es venue faire ici à par te perdre ? Ne m’inventes rien de trop stupide, je risquerais de le croire ![/colors]
-Je te cherchais
Là, quelque chose n’allait pas. D’abord parce qu’il ne la connaissait pas. Mais alors, pourquoi ? On l’aurait envoyée dans ce cas, mais qui ? À cette pensée, Alex eu comme, heu, une sorte de crispation en revoyant mentalement la liste de personnes qu’il connaissait personnellement et en y revoyant également tout ceux qui souhaitaient le voir mort. Génial, elle pensait sans doute le tuer après qu’ils soient sortis de l’enfer blanc. Ça doit être lui ! Si je l’attrape, je lui ferai passez l’envie de me pourchassez. Attendez…Quel tueur ayant un minimum d’intelligence se dévoilerait de la sorte ? Non, elle lui jouait sans doute un tour. Sans doute… Au cas où, je n’ai qu’à la tuer sur le champ
-Je fuyais la vie de groupe. Alex soupira et manqua de s’affaler sur le sol. Je réfléchis vraiment trop. Je n’aurais pas du parler de mon côté paranoïaque, une erreur que je ne ferai pas deux fois !Pourquoi s’incommoder d’idiots quand on peut se suffire à soi-même ? Son visage se décomposa pour former un nouveau sourire, encore plus laid mais qui paraissait moins forcé voir naturel. Ça c’est une grimace! Ou essayer de suffire à soi-même…Crois-moi, en d’autre circonstances, notre rencontre n’aurais jamais eu lieu.Que veut-elle insinuer ? Et toi ? Qu’es-tu venu fabriquer à part te vautrer sur le sol comme un asticot mal-content ?
- Par l’enfer et la damnation éternelle, Tu ne manques pas de délicatesse ! Mais passons, laisse-moi juste le temps de remettre de l’ordre dans mes idées.
Après lui avoir posé la question, il aurait pu se douter qu’elle la lui retournerait. Mais il ne se doutait pas qu’elle tenterait ouvertement de faire la conversation car ça ne collait pas avec le profil qu’il avait émit sur la louve un peu plus tôt. Prit au dépourvu, peut-être, mais il était avec elle pour un petit temps, il fallait donc en profiter tant qu’elle voudrait bien lui adresser la parole. De toute façon, les chances qu’ils se revoient par la suite étaient faibles. Toute la vérité ! Et puis quoi encore ? Non il ne mentirait pas mais il a bien le droit de jouer un peu sur les détails
-Ha…Hé bien, je suis ici pour le travail. Je viens d’un continent au nord-est d’Island. Officiellement, je suis ici comme chercheur. Je recense les plantes, les objets anciens et les sites archéologiques. Je leur envoie certaines pièces de valeurs que je trouve en échange de quoi j’ai droit à certain privilège et titre qui me donne un peu d’autorité sur cette bande d’imbécile. Mais je me contre-fiche de tout ça. Officieusement, je cherche quelque chose de bien précis pour mon propre compte et bien entendu, comme nous sommes en guerre, je suis surtout envoyé pour faire le sale travail et joué la girouette. Je déteste ça, mais je n’ai pas le choix : c’est le seul moyen pour moi de pouvoir rester ici. Si je ne passe pas au dessus de mes principes, je devrai rentrer avant d’avoir fini mes recherches et si je ne devais pas rentrer…Sa voix prit une teinte sinistre. Tu dois savoir ce qu’on fait aux traitres et aux déserteurs. Il finit, après une courte pause, par déclarer à voix basse : mais quant bien même je deviendrais un traitre, qu’ils osent seulement s’opposer à moi. Je les tuerais tous sans hésiter, même si pour être absolument sûr de tous les avoir je devais réorganiser un nouveau génocide. Qu’ils craignent la vengeance d'un parjure !!
Alexiel mesurait parfaitement le poids d’un pareil discourt. Il ne tolérait pas que quoi que ce soit entrave sa route, pas même ses amis et c’est en partie pour ça qu’il lui en reste peu. Il ne niait pas ses responsabilités, au contraire, c’est à cause de son lourd fardeau qu’il a sur la conscience qu’il n’a pas le droit de reculer. Il préférerait mourir qu’échouer. Et s’il échouait, plus rien n’aurait d’importance, il pourrait alors tout aussi bien se laisser crever dans un désert et rejoindre le Nirvana ou tout bêtement le néant. C’est tout ce qu’il mériterait.
Le temps passa et le silence mettait notre ami mal à l’aise. La louve au manque cruel de tact était attentive à ses réactions, comme lui l’était juste avant. C’était, dans une moindre mesure, agaçant de se sentir épié de cette façon mais Alex n’en montra rien. Il reprit son air guilleret d’avant sa courte et, espérons-le, passagère psychose neurasthénique.
-Ne fait pas attention, je suis un peu nerveux mais ça va passer. Et puis je me joue de ces benêts depuis des années. Alors, fuir la vie de groupe, hein ? Tu ne sembles pourtant pas manquer de combativité. Tiens ! Pourrais-tu me rappeler ton prénom, je crois que je ne l’ai pas tout à fait saisi. Je m’appelle Alexiel.
La louve était dure avec lui, mais elle devait l’être avec elle-même. Quel étrange personnage ! Elle a une très grande maitrise de soi et un certain esprit ce qui en fait une personne intéressante. Elle n’en reste pas moins déstabilisante : « Essayer de se suffire ; fuir la vie de groupe… » Sans ôter l’idée qu’elle l’aurait laissé mourir s’il avait été véritablement en danger. Alexiel commençait avec peine à comprendre sa camarade d’infortune. Avoir tant de mal à faire ce qu’il fait habituellement sans problème l’énervait, en plus du froid et du temps qui passait si vite. Car, il fallait bien le dire : il était tellement tard qu’on aurait bien pu dire qu’il était tôt !


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